Janvier 2011. Pour le Temple de la science mentale, pluies diluviennes qui, depuis des jours, s'abattent sans discontinuer sur l'Île-de-France prouvent que la prophétie est en train de s'accomplir. Il est temps d'agir. Mais la secte n'est pas la seule à voir en cette catastrophe une occasion inespérée. Tandis que ses chefs préparent une série d'attentats susceptibles de faire de Paris une nouvelle Atlantide, maîtres chanteurs et pillards déferlent eux aussi sur la capitale. Les pouvoirs publics semblent impuissants. L'eau monte. Bientôt la Seine va déborder, et tout emporter. Que faire pour éviter que la ville ne plonge dans le chaos ? N'est-il pas déjà trop tard ?. Gérard Delteil est l'une des valeurs sûres du noir français. Ses romans, parmi lesquels N'oubliez pas l'artiste (Fleuve Noir; 1986, Grand prix de littérature policière), Pièces détachées (Fayard, 1993, Prix du Quai des Orfèvres), Les Pillards de Bagdad et La Femme du ministre (L'Archipel, 2003 et 2007), s'inspirent de son expérience de journaliste. Initialement paru sous le titre 2011, ce roman montre que la devise de Paris - Fluctuai nec mergitur (Elle flotte mais ne coule pas) - pourrait bientôt devenir obsolète.
Bugs. Au départ, un tout petit incident, pas même une panne, une simple erreur du système : rien de bien grave, vous allez corriger tout ça sans problème. Mais ce que vous ne savez pas, c'est que vous avez mis le doigt dans un engrenage qui va se transformer en machine infernale. Que le nouveau système d'info-surveillance va vous briser. Que vous allez sombrer corps et biens dans la réalité virtuelle, ou qu'une impitoyable centrale de vente par correspondance fera de vous son esclave... Au fil de ces nouvelles, vous allez découvrir que votre ordinateur, en apparence si inoffensif, peut devenir votre pire ennemi et l'informatique une machine de guerre broyant tout sur son passage. Que le meilleur des mondes se transformera très vite en cauchemar, si l'on n'y prend pas garde...
Personne n'est éternel, y compris les grands patrons de société. Les employés de la Soficad le savent bien. Un matin, ils découvrent leur directeur mort dans son bureau. Apparemment, il s'agit d'une crise cardiaque. Cependant, l'inspecteur Buzet n'est pas tout à fait convaincu. Certains détails lui font penser à un meurtre soigneusement préparé. D'ailleurs, la victime n'avait pas que des amis. À commencer par sa propre femme. Mais Buzet le sait: le meurtrier n'est pas toujours celui qu'on croit.