Ce qui a commencé avec Journal de lectures, ce qui s'est poursuivi avec l'Humeur des lettres et Vagabondages s'achève avec Une famille d'écrivains. Se boucle un cycle qui valut à Pol Vandromme le grand prix de la critique de l'Académie française et l'obtention de la bourse de la Fondation Simone et Cino del Duca. L'intérêt de ces recueils, c'est de composer, à coups de chroniques buissonnières, une vaste galerie de portraits littéraires. De cette promenade hors des sentiers balisés, une cohérence se dégage : un arbitraire de convenance personnelle qui a permis à Pol Vandromme de reconnaître les écrivains proches de sa sensibilité et de son esthétique. Ainsi, de Retz à Nimier, de Stendhal à Dominique de Roux, de Larbaud à Déon, de Saint-Simon à Céline, la littérature habite-t-elle la maison de famille de Pol Vandromme. Ce livre, qui couronne un art aigu et clairvoyant, le montre à chaque page
À l'instar de Junon, le football a deux faces. L'une, d'ombre hideuse, on l'a vue au Heysel, un certain mercredi soir. L'autre, de lumière : les préaux et les copains, l'allégresse d'un dribble réussi, la grâce des artistes qui embrasent les grands stades. Ancien joueur, supporter impénitent, Pol Vandromme a été bouleversé par le drame du Heysel (29 mai 1985). Il a convoqué ses souvenirs, à titre d'exorcisme, pour nous servir, sur le terrain du beau style, le traité de morale et le manuel d'esthétique dont les amoureux du foot ont besoin.